Kartus rencontre Marie-Michelle Fortin

Cette semaine, Kartus discute avec Marie-Michelle Fortin. Marie-Michelle est une coureuse et ambassadrice réellement inspirante, qui fait rayonner le bonheur des sorties en plein air. Elle a plusieurs accomplissements à son actif, notamment deux records Guinness. Bonne lecture !

KARTUS : On sait que ton contact avec la course à pied a été une révélation. Peux-tu me décrire ce que tu as ressenti la première fois que tu as essayé un Kartus ?

MARIE-MICHELLE : La première fois que j’ai couru, j’ai ressenti un profond sentiment de liberté. La première fois que j’ai été en contact avec la course à pied, c’était en regardant l’émission «Cours toujours» à la télévision. Ça été un vrai coup de foudre. Un réel coup de cœur. Environ deux ans et demi plus tard, je participais au Demi-marathon Oasis de Lévis, le 6 mai 2018. Ma première course m’a permis de confirmer ma passion pour la course à pied. J’y étais! C’était bien réel! L’adrénaline était palpable. Il y avait des coureurs tout autour de moi. Je faisais maintenant partie de la grande famille de coureurs. Un profond sentiment de liberté m’habitait à ce moment-là. Une grande légèreté aussi. On ne peut pas se douter de ce que l’on pourrait ressentir avant de le vivre. Courir était un grand rêve pour moi. Mon rêve est devenu réalité à cet instant précis.

K : En tant qu’ambassadrice, tu as vécu plusieurs courses avec Sébastien Roulier. Peux-tu me parler d’un de tes moments préférés ?

MM : Sébastien Roulier et moi avons fait plusieurs courses ensemble: le Demi-marathon Oasis de Lévis 2018, le Marathon de Montréal 2018 et le Marathon de Boston 2019. C’est avec Sébastien que j’ai fait ma première course le 6 mai 2018. J’étais vraiment fébrile. Lui aussi! J’ai vraiment une grande capacité d’adaptation dans la vie. Je suis partie en pleine confiance. On a franchi la ligne d’arrivée en 1h 30 minutes, tout sourire. Le Marathon de Montréal avait une signification particulière pour moi, je tenais beaucoup à courir ce marathon. Mon grand-père était un grand coureur : il avait participé au Marathon de Montréal à deux reprises au cours de sa carrière. Les circonstances de la vie ont fait que je n’ai pas connu mon grand-père, mais je dis toujours que c’est lui qui m’a transmis sa passion pour la course à pied. Le 23 septembre 2018, je courais le Marathon de Montréal en sa mémoire. L’équipe de Radio-Canada était venue filmer l’évènement.

Marie-Michelle Fortin avec Sébastien Roulier au Marathon de Boston

Quelques minutes avant le départ, c’était comme si mon grand-père était avec moi. Je le sentais réellement près de moi. Pendant la course, je l’imaginais courir à nos côtés. Je savais que Sébastien croyait déjà que j’étais une passionnée de la course à pied. Mais, à cette course, alors qu’il me connaissait un peu mieux, je pense qu’il l’a cru entièrement. Peut-être que c’est sur le coup de l’émotion, mais j’ai ressenti qu’on avait la même énergie en courant. On a franchi les 42.2 km de ce marathon en 3h 01 minutes.

Grâce à ce temps record, nous étions qualifiés pour le Marathon de Boston. Un mois avant Boston, nous apprenions que nos Records Guinness seraient homologués. Oui oui! Pas un, mais bien deux Records Guinness! Sébastien m’avait gardé la surprise.

Marie-Michelle Fortin

Il avait envoyé notre candidature pour le demi-marathon également! C’était une merveilleuse surprise de recevoir deux Records Guinness en même temps. Et ce, à quelques jours de mon anniversaire. Inspirée par mon histoire et cette incroyable aventure, l’équipe de Radio-Canada fit un second reportage de la super équipe de feu que nous formions, Sébastien et moi!

[Par la suite] nous nous sommes préparés pour Boston. Lors d’un souper bénéfice pour les Courses Partagées, Sébastien donnait une conférence sur son implication, son parcours, mais également sur nos courses en duo. Cela a permis aux gens d’en savoir un peu plus sur moi et sur l’incroyable équipe que nous formions.

Le 15 avril 2019, à la ligne de départ, mon Kartus arborant des couvre-roues spéciaux pour l’évènement, nous étions fins prêts à courir. C’était une expérience incroyable! Tout au long du parcours, il y avait une foule de gens qui nous encourageaient. Nous avons franchi la ligne d’arrivée en 3h 17 minutes. J’étais vraiment heureuse d’y avoir participé!

Le couvre-roue sur mesure de l’équipe

K : Comment définirais-tu ton rôle d’ambassadrice ?

 MM : Kartus me permet de courir et de vivre ma passion, mon rêve. Je ne me considère pas comme une grande ambassadrice. Tout ce que j’ai pu lui donner, ce n’est rien par rapport à tout ce que Kartus m’a permis de vivre. Courir est ma véritable passion. Je ne peux que lui donner toute ma reconnaissance et ma gratitude.

K : Ton histoire est vraiment inspirante.
Est-ce que tu aimerais dire quelque chose à notre communauté ?

MM : Le Kartus n’est pas un fauteuil. Il n’est pas une chaise. Il n’est pas un vélo. Il n’est pas une poussette. Oui, peut-être que je joue sur les mots, mais, me déplaçant en fauteuil roulant depuis toujours, j’ai trop entendu les mots «fauteuil» et «chaise» pour désigner mon fauteuil roulant. Quant à «vélo», on ne part pas en vélo. On part courir. Bien que le Kartus soit équipé de roues de vélo, ce n’est pas un vélo. Le terme «poussette» est le terme qui me dérange le plus. Je trouve qu’il infantilise. On n’est pas des bébés. Le Kartus est ce qui m’a propulsé vers un monde merveilleux : la course à pied. Quand je cours, je ne pense plus à mon handicap. Je suis comme les autres. Je ne ressens qu’un sentiment de bien-être indescriptible qui m’envahit. En terminant, quand je vais courir, je ne m’en vais pas «faire du Kartus». Je vais courir, tout simplement! Grâce au Kartus, bien sûr! Je joue peut-être sur les mots encore une fois, mais j’ai tellement attendu longtemps avant de pouvoir courir. Alors, je vais utiliser le mot «courir» à profusion. Et, à chaque fois que je cours, j’ai toujours le cœur rempli de gratitude envers Kartus de me permettre de courir.

Marie-Michelle au Marathon Oasis de Montréal